jeudi 18 juin 2009

Remerciements de Louis-Piérick


Après maintenant une semaine de « repos », je prends enfin le temps pour vous remercier tous de m’avoir suivi et supporté durant mon périple. Vos mots d’encouragement que mon père me lisait le soir au téléphone avant de me coucher, alors que mon moral était au plus bas et mon état physique parfois pitoyable, m’ont beaucoup aidé à passer au travers de l’épreuve. De plus, en voyant la cagnotte se remplir jour après jour à vitesse grand V grâce à vos généreuses contributions, je me suis dis qu’en aucun cas je ne pouvais tout laisser tomber et vous décevoir, mais je me suis aussi dit que, oui, avec une telle somme, nous pouvons faire la différence. Merci beaucoup pour vos dons. Mon père m’a dit que nous avions amassé 10 940 $. C’est extraordinaire!

Pour ma part, ce fut une expérience inoubliable. Je pense avoir dépassé mes limites physiques et mentales. Je vous propose un petit palmarès des bons et mauvais moments selon moi.

Moments les plus durs mentalement :

1) Entrée d’eau dans le caisson arrière sur le Lac des deux montagnes (arrêt prématuré alors que j’avais réussi à me motiver à fond en soirée, équipement détrempé et endommagé, accostage qui bordasse (vague sur plage de roche), caisson qui se remplit plus vite que je le vide…)
2) Recherche d’un site propice pour passer la nuit dans le secteur de Baie Ste-Catherine : progresser contre la marée avec un vent dangereux qui pousse au large, sillonner chaque baie (en s’enfonçant dans les terres donc en s’écartant de ma route prévue) dans un froid glacial sans trouver un moindre endroit pour camper dû à la côte escarpée (sans oublier les ours au seul endroit potable). Cela fut aussi pénible car j’avais décidé de ne pas m’arrêter à la Baie des rochers, un endroit magnifique situé avant, facile d’accès avec abris sur place…il plut ce soir là…sans commentaire.
3) Première soirée sur la côte charlevoisienne : pagayer contre la marée sans savoir si je pourrai m’arrêter et si je devrai rebrousser chemin. Tenter ma chance sur un rocher plutôt abrupte pour un kayak chargé comme le mien…monter la tente sous la pluie battante sur un site épouvantable dans un trou à 3 mètres de la voie ferrée enterré pas les arbustes.
4) L’oiseau de Terrebonne : être privé de sommeil la nuit suivant ma plus longue journée et pendant ma période destinée à recouvrir mes forces. Je me suis demandé si je devais rester, si je devais plier bagages et déménager plus loin dans le champ boueux pour essayer de dormir en paix…
5) Rencontre avec les médias cancellée juste quand j’arrive au point de rencontre après 2 heures de kayak intense dans des conditions difficiles.
6) Arrivée au Camping du Paradis-Marin reportée au lendemain dû au fort vent canalisé dans le Fjord du Saguenay.
7) Pêcheurs un peu trop fêtards durant ma nuit à St-Irénée.


Navigation plus technique et périlleuse:

1) Rapides de Terrebonne
2) Passage de l’Île au Coudres : naviguer dans le brouillard en face de la Petite Rivière St-François (parfois dans le chenal maritime), formation de vagues à la Rivière du gouffre, trafic maritime important et difficile à gérer vu le courant et les circonstances…contre-courants locaux difficiles à repérer après le Cap aux oies.
3) Orage et vent fort entre Cap à l’aigle et St-Siméon : Vent et vagues de dos=kayak difficile à contrôler, orage me forçant à rester très près du bord où il y a des vagues pyramidales et du clapotis, rive très escarpée donc accostage très difficile vu les vagues et des callages dangereux.
4) Approche du fjord avec un fort vent des terres et prise de décision rapide et décevante.
5) Traversée du Lac St-pierre

Pour terminer, cette expédition n’aurait pas été aussi fructueuse et distrayante sans nos commanditaires et les médias qui ont suivi l’événement. Je les remercie beaucoup. Mais je tiens surtout à remercier mon père, qui en plus de supporter le stress de n’importe quel père dans sa situation, a toujours assuré le support technique peu importe l’heure du jour ou de la nuit pour mettre le blog à jour pour vous, le lendemain matin et ce sans oublier le support mental qu’il m’a fourni tout au long de l’expédition.


Merci Papa

Louis-Piérick

mercredi 17 juin 2009

Pour mieux comprendre ce que vivent les gens

Je vous invite à lire l'histoire de Mme Gauthier, une dame de Gatineau, qui présentement lutte contre un cancer. Elle a accepté de partager son histoire avec une journaliste du journal Le Droit. À la lecture de cette information, nous pouvons mieux comprendre ce que peuvent vivre les personnes atteintes du cancer.

Son partage avec la journaliste Caroline Barrière nous sensibilise beaucoup. Lorsqu'on est en santé, on ne peut imaginer les difficultés engendrées par cette maladie.

Lien vers le journal Le Droit

Yvan Guay

Vous pouvez toujours faire un don à la Société canadienne du cancer par le biais du site de Louis-Piérick.

lundi 15 juin 2009

Remerciements du Webmestre


Bonjour,

Cette grande aventure va bientôt se terminer. Il y a plusieurs mois, elle commençait à germer dans la tête de Louis-Piérick. C'était l'automne dernier. C'est ce genre de défi qui l'anime depuis bien longtemps. En tant que parents, ces propositions de projets nous font frémir et craindre le pire des scénarios. Devant cette proposition d'expédition entre Gatineau et les Bergeronnes, ma première réaction a été de reculer et de vouloir dire non à cette aventure qui me semblait beaucoup trop risquée. En discutant avec Louis-Piérick, je constatais qu'il avait pleinement mûri ce projet et qu'il était en mesure de l'entreprendre avec un minimum de risque. Il était maintenant capable de le réaliser avec son expérience et ses connaissances acquises durant son été précédent en tant que guide en kayak au Camping du paradis marin. Lui dire non aurait été seulement justifié par ma peur personnelle vis-à-vis le projet. Ce refus lui aurait enlevé une occasion extraordinaire de grandir, de se découvrir et d'aller au bout de lui-même. Qui ne veut pas que ses enfants s'épanouissent et se découvrent pleinement?

Lorsqu'il a réalisé qu'il pouvait faire profiter les autres de cet événement hors du commun, nous nous sommes mis au travail ensemble. Il allait veiller à la bonne préparation de son expédition tout en accordant la priorité à ses études. J'allais l'aider à faire connaître le projet afin d'en faire une collecte de fonds importante, proportionnelle à la grandeur du défi qu'il allait relever.

Je croyais que vous seriez intéressés à suivre au jour le jour tous les nouveaux développements de son aventure. Dès que nous avons pu être certains que nous pourrions transmettre des photos et des vidéos à la base de Gatineau, l'événement devenait encore plus intéressant. L'existence du blogue était un atout très important pour tenir les gens au courant des préparatifs de l'expédition et son déroulement. Mais il fallait tout de même la faire connaître au plus grand nombre de personnes possible.

Nous devions projeter le projet dans le monde médiatique, faire parler du projet et rejoindre les gens afin que le plus grand nombre de gens puissent contribuer à la collecte de fonds. Je savais que notre collecte de fonds allait plafonner une fois que nous aurions eu sollicité parents et amis.
Le lancement de notre campagne de financement lors de la conférence de presse pour la vente de la jonquille avec la Société canadienne du cancer avait fait connaître un peu le projet mais à une petite échelle. Nous n'étions qu'à mi-chemin de notre premier objectif de 5 000 $ une fois la nouvelle répandue dans notre réseau social.

C'est l'article de Denis Gratton du journal Le Droit qui a donné le coup d'envoi. Des gens nous ont écrit et nous ont aidés à faire connaître le projet. À l'approche du départ, j'ai sollicité plusieurs médias (télé, journaux et radio). L'appui de Louka Jacques du réseau TVA, la parution d'un deuxième article dans le journal Le Droit sous la plume de Mario Boulianne et le suivi régulier de la radio de Radio-Canada à l'émission Bernier et Cie nous ont projetés dans le monde médiatique et les retombées ont été immédiates. Nous ne connaissions plus les noms des donateurs, signe que nous pouvions rejoindre de nouvelles personnes. Je sentais cette adrénaline qui m'animait et le succès poindre à l'horizon.

J'avais fait quelques essais auprès du domaine corporatif lorsque le projet était à ses débuts. On me regardait avec des drôles de yeux, même avec une plate-forme publicitaire que je considérais intéressante. M. Patrice Goyette du Métro Marché LeBlanc du boul. Gréber a cru en nous. Action Solutions D'Affaires et Novicom, avec leur prêt d'équipement, nous ont soutenus et nous ont permis de rendre nos publications quotidiennes plus intéressantes. J'avais estimé une plus grande participation du corporatif mais le degré de difficulté et le temps requis à convaincre ces gens rendaient les démarches peu rentables. Je me suis aperçu que les particuliers étaient beaucoup plus généreux que ces commerçants aux drôles de yeux. Merci à ces quelques entreprises qui ont agi avec coeur et qui nous ont appuyés.

Une fois l'aventure lancée et notre ami Louis-Piérick en route vers sa destination, j'ai constaté que je devais être au poste tous les soirs. Nous avions cet engagement à livrer l'information, et cela, le plus rapidement possible. Mon problème, c'est que Louis-Piérick terminait ses journées beaucoup trop tard pour me permettre de rédiger le compte rendu après notre conversation quotidienne à une heure acceptable. Je terminais souvent ma rédaction vers 23 h -23 h 30. Mon énergie baissait de jour en jour au point où je me suis tapé un rhume. Ces moments ont été pour moi une très grande source de satisfaction personnelle. Les médias répondaient bien à nos invitations, et cela, même loin de Gatineau, comme à Québec et Bergeronnes. Les contributions se faisaient plus nombreuses ainsi que les commentaires sur le blogue. Je soupais et je m'assoyais aussitôt pour mettre en ligne les capsules techniques que Louis-Piérick avait préparées ou bien pour faire les liens avec les articles ou entrevues diffusés.

Pour réussir un tel projet, Louis-Piérick se devait d'être soutenu. Même moi à un certain point, j'ai demandé à Anne, mon épouse, de relire mes textes car je n'en pouvais plus de travailler à des heures tardives. Je la remercie pour cette aide précieuse.

Je désire remercier également mon beau-frère Christophe Lobel, qui m'a apporté une aide technique très précieuse tout au long du projet. Il pouvait répondre à mes questions en informatique à tout moment. C'est lui qui nous a procuré le système SPOT de Novicom. Cet outil s'est avéré un gros plus pour tous puisqu'il nous a permis de suivre Louis-Piérick en direct sur la carte Novicom. De plus, Christophe m'a grandement aidé avec les médias de la région de Québec.


J'aimerais remercier ma belle-mère, Simone Tanguay, et ses collègues de la Société canadienne du cancer de la région de Québec pour leur soutien et leur dévouement lors du passage de notre aventurier à Québec. Merci également à Karine Simard qui a fait connaître le projet sur la Côte Nord. Merci à tous ceux et celles qui m'ont donné des conseils et qui ont agi pour faire connaître le projet. Je n'ose pas tenter de dresser une liste de tous ces gens, par crainte d'oublier quelqu'un.

Je n'oublierai jamais le moment où Josée Boudreault, notre troisième voisine, m'a annoncé qu'elle avait amassé 600 $ dans notre quartier en faisant du porte-à-porte. Des gens se joignaient à nous spontanément. Gérard et Denise qui ont été comme des grands-parents pour nos enfants ont amassé 175 $. Les généreux dons de plusieurs personnes ont été également des encouragements que je n'oublierai jamais. Les témoignages des membres de l'équipe de Louis-Piérick qui, dès le tout début du projet, ont accepté de partager leur histoire avec le cancer, ont été pour moi des marques de confiance et des gestes qui ont donné au projet une dimension humaine et réelle. Merci à vous tous également.

Une fois sur la route pour rejoindre Louis-Piérick à son arrivée, je devais mettre à jour le site à partir de différentes stations informatiques. De chez Simone Tanguay, ma belle-mère, à Québec, de chez mon frère Rémy à La Malbaie ou du petit motel de Baie Ste-Catherine, je devais mettre en ligne l'information et partager les nombreux commentaires avec Louis-Piérick.

J'ai invité Louis-Piérick à regarder le site Internet car il n'a pas encore vu l'information affichée à partir du Jour 1. Il le fera à temps partiel de son lieu de travail, et je lui montrerai comment répondre aux commentaires reçus. Ne vous surprenez pas si cela prend du temps car il m'a dit qu'il travaille également le soir.

Cette aventure que m'a fait vivre Louis-Piérick restera à jamais gravée dans ma mémoire comme un apprentissage particulier sur le plan parental mais aussi sur les plans gestion de projet et communication. J'ai appris beaucoup et les efforts en valaient la chandelle. Il y a de ces choses que la vie nous offre une seule fois. Je ne regrette aucunement d'avoir saisi cette occasion et d'avoir donné au projet avec Louis-Piérick la dimension que nous lui connaissons aujourd'hui.

Merci à vous tous pour votre générosité, votre intérêt, vos encouragements. Ensemble, nous avons contribué à changer les choses, j'en suis certain. Un jour, grâce aux efforts que nous effectuons aujourd'hui, nous aurons vaincu le cancer.

Je vous laisse sur ces mots. J'ai eu un grand plaisir à vous relater les aventures de Louis-Piérick et ses états d'âme.

Le connaissant, ça ne me surprendrait pas que nous ayons à revivre un événement semblable.


À la prochaine!


Yvan Guay

jeudi 11 juin 2009

Reportage TVA - Côte Nord

Voici une entrevue accordée par Louis-Piérick sur le réseau de télévision TVA, région Côte Nord, lundi le 8 juin.

Entrevue

lundi 8 juin 2009

Entrevue de clôture avec Carl Bernier

Écoutez la dernière entrevue accordée par Louis-Piérick lors de l'émission Bernier et Cie à la radio de Radio-Canada. Au moment d'écrire ces lignes, nous avions amassé 10 800 $ en incluant les promesses de dons. Nous serons en mesure de vous confirmer le montant total final sous peu.
Merci à tous et toutes pour cette grande générosité.

Yvan et Louis-Piérick

Entrevue radiophonique à Bernier et Cie

mardi 2 juin 2009

Jour 13: Vivez l'arrivée!

Jour 13: Enfin arrivé!









Dans l'ordre habituel:
1) Louis-Piérick à son arrivée aux Bergeronnes.
2) En plus du chèque de 80 $, une poutine et un breuvage lui sont remis par un élève de l'école Dominique-Savio
3) Louis-Piérick en compagnie de ses parents et Florence, sa grand-mère paternelle
4) Louis-Piérick avec ses parents, Anne Tanguay et Yvan Guay
5) Louis-Piérick avec Karine Simard des Kayaks du paradis
6) La deuxième famille de Louis-Piérick: Diane, Dominique et M. Rosaire du Camping du paradis marin
7) Remise du don de 80 $ des élèves de l'école Dominique-Savio
8) Remise d'un petit porte-bonheur à Louis-Piérick par le jeune Éloi
9) Un bon sandwich à la crème glacée, quelque chose de différent!
Pour faire un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.

Jour 13: Mon comité d'accueil






Un gros merci aux élèves de l'école Dominique-Savio et Karine, enseignante à cette école, pour l'accueil chaleureux qu'ils m'ont réservé lors de mon arrivée au Camping du paradis marin de Bergeronnes. Leur don symbolisé par un chèque format géant et leur chanson m'a fait chaud au coeur et a couronné de façon formidable ce moment tant attendu.
Merci à tous et toutes!
Louis-Piérick

Jour 13: Entrevues avec Radio-Canada


Voici une entrevue avec Carl Bernier de Bernier et Cie , émission du matin à la radio de Radio-Canada, région de l'Outaouais. Cette entrevue a été enregistrée le matin du jour 13, mardi le 2 juin, dernier jour de l'expédition de Louis-Piérick.

Voici une seconde entrevue donnée par Louis-Piérick à Jean-Simon Landry de la radio de Radio-Canada Côte Nord lors de l'émission Bonjour la Côte. Celle-ci a été donnée également le 2 juin au matin.

Entrevue avec Jean-Simon Landry

lundi 1 juin 2009

Jour 12: Bloqué par le vent

Jour 12: Bloqué par le vent (suite)







1) Repos bien mérité avant le prochain départ
2) Cueillette de données auprès d'un capitaine de zodiac
3) Je m'essaie pour la traversée du fjord.
4) Prêt pour la traversée du fjord (Baie Ste-Catherine)
5) Embouchure du fjord
6) Remonter le fjord au cas d'une dérive vers le fleuve

Jour 12: Bloqué par le vent



J'en ai profité pour me reposer un peu car en soirée, vers les 18h00, la marée sera au point neutre et les vents devraient être plus calmes. On les estime au environ du 15 noeuds. Demain, les vents reprendront de nouveau, il est donc préférable que je traverse ce soir. Au moment ou ces lignes sont écrites, je peux vous confirmer que j'ai traversé le fjord et que je suis maintenent du côté de Tadoussac.

Mes parents et ma grand-mère Florence m'ont rejoint et on a pu dîner ensemble. Mon père m'a demandé de faire un échange, mon club-sandwich et mon hamburger (Eh, oui, j'avais une faim de monstre!) contre deux rations d'une journée.

Je vous retrouve demain pour la fin de mon expédition aux Bergeronnes.

Faites un don par le biais de mon site de la Société canadienne du cancer.

Ma nouvelle position sur la carte Novicom

Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)

Josée, notre étoile!!!!

Vous savez, des fois, les choses ne vont pas toujours comme on veut. Depuis le passage de Louis-Piérick à Québec, les dons étaient rares malgré l'importante couverture médiatique que nous avions obtenue par la télé de Radio-Canada. Le seul hic, c'est que l'adresse du blogue de Louis-Piérick n'avait malheureusement pas été mentionnée lors des deux transmissions du reportage à la télé. Un coup d'épée dans l'eau quoi.


J'étais, comme Louis-Piérick, déçu de voir que la levée de fonds stagnait. Mais voilà que dimanche je reçois un appel téléphonique de Josée, une voisine de notre quartier. Josée a perdu une soeur atteinte d'un cancer voilà près de 18 mois. Après avoir lu notre blog et réfléchi sur l'idée au cours de la nuit, Josée a pris l'initiative de faire du porte-à-porte dans notre quartier et de faire connaître ''À la rencontre des baleines...pour vaincre le cancer''.


Louis-Piérick et moi, du plus profond de notre coeur, nous remercions sincèrement Josée pour cette extraordinaire initiative qui a permis d'amasser une somme de 650 $. C'est très touchant de constater que des gens, de leur propre gré, se joignent à nous d'une façon si dévouée.


Merci aussi à tous les gens du quartier, dont les noms se retrouvent ci-dessous, pour cette grande générosité. Votre geste a contribué de façon significative à l'atteinte de notre objectif.


Voici ces généreuses parsonnes:


FAMILLE ET AMIS :

Monique & Jean-Claude Boudreault 100 $

Geneviève Boudreault-Dunn 20 $

Maxime Boudreault-Dunn 10 $

Francois Dunn 45 $

Josée Boudreault 45 $

Lloyd et Dolorès Dunn 50 $

Neil Roy & Antoine Boudreault-Roy 20 $

Carole Alain & Richard Lamarche 20 $

Cyrille Aubin & Michèle Tousignant 60 $

Luc Moncion & Suzanne Gervais 40 $

Claudine Moncion 10 $

Sylvie Pariseau 20 $

Carole Gagnon & Serge Béland 25 $

VOISINS DE LA RUE ÉMARD :

Benoit & Lyne Tremblay 25 $

Jocelyne Nadon & Marc Galarneau 20 $

Diane & André Lafleur 10 $

Chantal & Jacques Hardy 20 $

Ann & Michel Boisvert 20 $

Paulin Lafontaine & Christine Laurier 50 $

Philippe Morisset & Marie-José Lacroix 40 $


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Grand Total : 650 $





Merci mille fois!!!!



Yvan et Louis-Piérick

Un témoignage extraordinaire

Bonjour Louis-Piérick,

Tu sais que j’ai appris à te connaître mieux à travers François car il a souvent parlé de toi à plusieurs reprises à nos amis te décrivant comme un jeune super travaillant, super honnête, très poli et respectueux. Et moi, en plus, lorsque je te voyais courir, tu m’impressionnais et je me disais que des jeunes comme toi, il n'y en avait pas beaucoup.

François et moi avons contribué pour ton projet avant ton départ mais c’est seulement jeudi soir que j’ai lu de fond en comble ton blog, quelle belle histoire humaine et une fois de plus tu m’as épaté.

J’ai perdu ma sœur Brigitte (qui était aussi ma meilleure amie) il y a un an et demi. Elle est décédée d’un cancer du cerveau, elle n’avait que 42 ans (comme ton grand-père) et avait un petit garçon, Antoine de 7 ans, elle nous manque énormément à nous tous, sa famille. Par contre, dans la nuit de jeudi à vendredi, je ne pouvais dormir tout en pensant à toi et ton projet car Brigitte était une marathonienne, une cycliste, pratiquait le ski de patin dans son paradis qui était le Parc de la Gatineau, se nourrissait que d’aliments santé, c’était ses passions tout comme toi. En phase terminale, elle ne parlait presque plus, un après-midi, elle était assise à l’extérieur au bout de la table chez mes parents, elle fixait la rivière avec son regard vide et tout à coup, elle a demandé à son fils Antoine et mon fils Maxime s’ils aimeraient avoir un kayak, ils ont répondu ah ``oui`` (juste avant que la maladie la frappe, elle voulait s’acheter un kayak). A son tour, elle répondit aux garcons, je vais vous acheter un kayak mais à condition que Neil (son mari) vous surveille car ça peut chavirer. C’est exactement ses paroles, quel beau souvenir qui navigue dans ma mémoire, merci Piérick. C’est un beau message de ma petite sœur!

Brigitte aurait été te rencontrer pour te parler de tes passions et t’aurait trouvé exceptionnel , aurait trouvé ton projet merveilleux et aurait fais un don, elle avait un grand cœur tellement généreux. Je suis persuadée que depuis ton départ, elle t’accompagne sur le bout (pont) de ton kayak, car lorsque je regarde tes photos, je l’apercois tout comme toi admirer et apprécier ces beautés de paysages naturels.

Suite à ces pensées qui me tenaient réveillées, enfin une idée m’est venue. J’ai décidé de prendre l’initiative de faire connaître ton projet à ma famille, mes amis et des voisins, car tu mérites d’atteindre ton objectif Piérick.

Grâce à tous ces gens que je remercie énormément, c’est avec grand plaisir que je vais remettre en ton nom à la société canadienne du cancer une somme de $600.00.

Je te félicite pour ton projet,

Lâche pas Louis-Piérick, tu es un modèle d’inspiration!

Josée Boudreault

Merci à l'école primaire Dominique-Savio!


Voici un petit mot sur vidéo pour vous. Je me trouve actuellement à une trentaine de kilomètres de ma destination finale. Je serai là pour tous vous rencontrer cet après-midi à 14h00 au Camping du Paradis marin.

Ci-dessus également, vous pouvez voir une des cartes des courants marins que j'utilise pour planifier ma navigation. Celle-ci illustre les courants à la sortie du fjord du Saguenay à marée descendante. Ce matin, je croiserai l'embouchure du fjord lorsque la marée haute sera au point mort, c'est-à-dire sans courant.

Merci encore à vous chers élèves!




Il est encore temps de m'encourager pour que nous puissions atteindre notre objectif de 7 500 $.
Merci pour votre soutien!

Louis-Piérick



dimanche 31 mai 2009

Jour 11: Site de camping déjà occupé!





Voilà une autre grosse journée qui s'achève, 68 km sous la pluie, les nuages ou le soleil. Ciel variable quoi. En me dirigeant vers La Malbaie, j'ai pu admirer la magnifique côte de Charlevoix. Les falaises se jetant dans le fleuve St-Laurent, accompagnées de leurs cascades. Dès 11 h 00, j'ai pu bénéficier des courants de la marée descendante, et cela, tout en demeurant près du rivage. Par moments, il faisait chaud. Le ciel variable m'a également fait craindre des orages m'obligeant à changer de cap en prévision du pire. La chance m'a souri car le premier orage s'est éloigné vers la rive sud tout en créant des vents arrière qui ont vite fait de produire des vagues déstabilisantes. L'eau m'a semblé plus froide. Vers Port-au-Saumon, un autre orage se présente à l'horizon. Je serai chanceux encore une fois. Entre Port-au-Persil et St-Siméon, j'ai réussi à atteindre une vitesse de 12 km/hre. Vers la fin de l'après-midi, un phoque commun s'est mis à me suivre à 5 m. Je suis depuis 2 jours dans un environnement très différent au niveau de la faune et de la flore marine.

En fin de journée, j'ai trouvé une grande baie dans laquelle je voulais m'installer pour la nuit. Il pleuvait beaucoup et j'avais hâte de m'arrêter. Comme on était à marée basse, j'ai dû marcher à côté de mon kayak pour mieux me déplacer. J'ai vu là des pistes d'orignaux et de loup! Je continuais d'explorer quand j'ai aperçu une mère ourse et ses petits. Voilà mes plans de campement à l'eau. Ces quadrupèdes y étaient avant moi. J'ai dû traverser la petite rivière et m'installer de l'autre côté près d'une maison et de la route 138. Dans mon désespoir, j'ai même failli demander au propriétaire de coucher dans un de ses cabanons.

Il fait très froid ce soir, je vais encore manger des pâtes. Mon dernier repas de pâtes pour un bon bout de temps, c'est moi qui vous le dis! Je prévois arriver demain aux Bergeronnes. J'ai très hâte de voir mes amis du coin. Mon père m'a dit que j'aurais un joli comité d'accueil là-bas.

Il m'a dit aussi qu'on avait presque atteint notre objectif. Nous sommes à 6 955 $. Encore un effort et nous serons à notre objectif de 7 500$. Je lance un appel à tous et toutes pour qu'ensemble, nous puissions célébrer une victoire et l'espoir d'en finir un jour avec le cancer.

SVP, un dernier coup. Faites un don ou parlez-en à vos proches afin qu'ils se joignent à nous dans ce projet collectif.
Faites un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.
Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)


Merci à ces généreux donateurs

J'amerais remercier les personnes suivantes pour leurs dons. Leur nom n'apparaît pas sur aucun des tableaux d'honneur de l'équipe et elles méritent elles aussi une mention pour leur générosité.

John Gosselin et Nathalie Tanguay (150$) Merci à mon parrain et ma marraine!

Alain Cormier (100$)

Dentiste Pierre-Charles Généreux (50$)
153, Promenade du Portage, Gatineau
(Notre dentiste familial depuis 25 ans!)

Madeleine Tanguay (50$)

Martine Tanguay (50$)

Marie-Eve Daoust (25$)

Huberte Poirier (25$)

Irène Boilard (25$)

Sur mon site personnel de la Société canadienne du cancer, cliquez sur le bouton ''À la rencontre des baleines-pour vaincre le cancer'' pour obtenir le montant global amassé par l'équipe.

Merci à tous et toutes pour votre grande générosité. Faites connaître le projet, nous atteindrons ensemble notre objectif.

Si vous voulez que votre nom apparaisse au tableau d'honneur, ne cliquez pas sur ''Supportez À la rencontre des baleines-pour vaincre le cancer! '' sur la page de l'équipe mais plutôt sur ''Commanditez Louis-Piérick! sur ma page personnelle. Utilisez l'un des liens à cet effet sur l'une des pages de ce site internet.

Merci!

Louis-Piérick

SVP Donnez généreusement! : mon page personnelle à la Société canadienne du cancer.

samedi 30 mai 2009

Jour 10: Arrivée à St-Irénée








Voici quelques photos qui ont été prises lors de mon arrivée à St-Irénée. On peut y voir la côte ouest de Charlevoix, mon oncle Rémy et ma cousine MaryAnne.
Louis-Piérick

Jour 10: Un brouillard à en perdre le nord




Beautés de Charlevoix: 1) Plage de St-Irénée
(vers l'ouest), 2) Brouillard 3) En route vers l'est
La montée du kayak avait été difficile hier, et la mise à l'eau a été tout aussi pénible ce matin. Il m'a fallu près d'une heure avant d'être fin prêt à embarquer dans le kayak. Une fois en route, j'ai suivi la rive nord tout en me servant de la marée descendante. Ce qui m'avait pris près de six jours à faire en marchant sur le Sentier des Caps, voilà déjà quelques années, m'a pris deux heures en kayak.

Un peu avant l'île aux Coudres, je me suis retrouvé dans un banc de brouillard dans lequel j'ai dû naviguer avec mon GPS. Phénomène étrange, plus je me rapprochais de la rive, plus il se formait de curieuses vagues. J'ai constaté que ces dernières étaient produites par la rivière du Gouffre. J'ai appris par la suite, en jasant avec mon oncle Rémy, que ce phénomène ne datait pas d'hier. En effet, la rivière porte bien son nom puisque plusieurs accidents de navigation ont eu lieu près de son embouchure. Plus à l'est se trouve le cap aux Corbeaux, endroit appelé ainsi parce qu'on y retrouvait à l'occasion les corps des naufragés échoués à ses pieds et la présence des corbeaux. Mon oncle est une source d'information intarissable. Il faut dire aussi qu'il habite à La Malbaie depuis plusieurs années.

Entre l'île aux Coudres et la rive nord, j'ai atteint des pointes de vitesse de 18 km/hre grâce aux forts courants créés par le retrait de la marée. Il faut y naviguer prudemment car un traversier y effectue la navette entre l'île et la terre ferme. Au moment d'y passer, il y avait deux cargos qui se trouvaient également dans le chenal.

L'effet de la marée descendante atténué, j'ai dû commencer à travailler plus fort et la fatigue me gagnait graduellement. J'ai observé des bélugas à une distance de 20 mètres. Lorsqu'on rencontre les mammifères marins, on ne doit pas s'en approcher pour ne pas les déranger. C'est une règle. Cet après-midi, ils sont venus dans ma direction. J'ai dû arrêter de pagayer et ils sont passés très près de moi. Cela couronnait bien ma journée de 70 km.
Ma destination étant St-Irénée, j'y étais presque arrivé. J'ai mis le cap sur la rive, une belle plage de pierres rondes. Quelle belle surprise que d'y retrouver mes deux oncles, Pierre et Rémy, ainsi que tante Corinne et mes cousines Annalise et MaryAnne. Ce fut un très beau moment de la journée, j'avais besoin de cela.

Le voyage tire à sa fin. Encore probablement 2 ou 3 jours et je serai rendu aux Bergeronnes.

Nous avons progressé aujourd'hui vers notre objectif de 7 500 $. Nous sommes à 6 775 $. Fantastique! Il ne faut pas s'arrêter là. Faites votre don maintenant et prenez part à ce succès collectif!

Je vous invite à faire un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.


Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)