dimanche 31 mai 2009

Jour 11: Site de camping déjà occupé!





Voilà une autre grosse journée qui s'achève, 68 km sous la pluie, les nuages ou le soleil. Ciel variable quoi. En me dirigeant vers La Malbaie, j'ai pu admirer la magnifique côte de Charlevoix. Les falaises se jetant dans le fleuve St-Laurent, accompagnées de leurs cascades. Dès 11 h 00, j'ai pu bénéficier des courants de la marée descendante, et cela, tout en demeurant près du rivage. Par moments, il faisait chaud. Le ciel variable m'a également fait craindre des orages m'obligeant à changer de cap en prévision du pire. La chance m'a souri car le premier orage s'est éloigné vers la rive sud tout en créant des vents arrière qui ont vite fait de produire des vagues déstabilisantes. L'eau m'a semblé plus froide. Vers Port-au-Saumon, un autre orage se présente à l'horizon. Je serai chanceux encore une fois. Entre Port-au-Persil et St-Siméon, j'ai réussi à atteindre une vitesse de 12 km/hre. Vers la fin de l'après-midi, un phoque commun s'est mis à me suivre à 5 m. Je suis depuis 2 jours dans un environnement très différent au niveau de la faune et de la flore marine.

En fin de journée, j'ai trouvé une grande baie dans laquelle je voulais m'installer pour la nuit. Il pleuvait beaucoup et j'avais hâte de m'arrêter. Comme on était à marée basse, j'ai dû marcher à côté de mon kayak pour mieux me déplacer. J'ai vu là des pistes d'orignaux et de loup! Je continuais d'explorer quand j'ai aperçu une mère ourse et ses petits. Voilà mes plans de campement à l'eau. Ces quadrupèdes y étaient avant moi. J'ai dû traverser la petite rivière et m'installer de l'autre côté près d'une maison et de la route 138. Dans mon désespoir, j'ai même failli demander au propriétaire de coucher dans un de ses cabanons.

Il fait très froid ce soir, je vais encore manger des pâtes. Mon dernier repas de pâtes pour un bon bout de temps, c'est moi qui vous le dis! Je prévois arriver demain aux Bergeronnes. J'ai très hâte de voir mes amis du coin. Mon père m'a dit que j'aurais un joli comité d'accueil là-bas.

Il m'a dit aussi qu'on avait presque atteint notre objectif. Nous sommes à 6 955 $. Encore un effort et nous serons à notre objectif de 7 500$. Je lance un appel à tous et toutes pour qu'ensemble, nous puissions célébrer une victoire et l'espoir d'en finir un jour avec le cancer.

SVP, un dernier coup. Faites un don ou parlez-en à vos proches afin qu'ils se joignent à nous dans ce projet collectif.
Faites un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.
Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)


Merci à ces généreux donateurs

J'amerais remercier les personnes suivantes pour leurs dons. Leur nom n'apparaît pas sur aucun des tableaux d'honneur de l'équipe et elles méritent elles aussi une mention pour leur générosité.

John Gosselin et Nathalie Tanguay (150$) Merci à mon parrain et ma marraine!

Alain Cormier (100$)

Dentiste Pierre-Charles Généreux (50$)
153, Promenade du Portage, Gatineau
(Notre dentiste familial depuis 25 ans!)

Madeleine Tanguay (50$)

Martine Tanguay (50$)

Marie-Eve Daoust (25$)

Huberte Poirier (25$)

Irène Boilard (25$)

Sur mon site personnel de la Société canadienne du cancer, cliquez sur le bouton ''À la rencontre des baleines-pour vaincre le cancer'' pour obtenir le montant global amassé par l'équipe.

Merci à tous et toutes pour votre grande générosité. Faites connaître le projet, nous atteindrons ensemble notre objectif.

Si vous voulez que votre nom apparaisse au tableau d'honneur, ne cliquez pas sur ''Supportez À la rencontre des baleines-pour vaincre le cancer! '' sur la page de l'équipe mais plutôt sur ''Commanditez Louis-Piérick! sur ma page personnelle. Utilisez l'un des liens à cet effet sur l'une des pages de ce site internet.

Merci!

Louis-Piérick

SVP Donnez généreusement! : mon page personnelle à la Société canadienne du cancer.

samedi 30 mai 2009

Jour 10: Arrivée à St-Irénée








Voici quelques photos qui ont été prises lors de mon arrivée à St-Irénée. On peut y voir la côte ouest de Charlevoix, mon oncle Rémy et ma cousine MaryAnne.
Louis-Piérick

Jour 10: Un brouillard à en perdre le nord




Beautés de Charlevoix: 1) Plage de St-Irénée
(vers l'ouest), 2) Brouillard 3) En route vers l'est
La montée du kayak avait été difficile hier, et la mise à l'eau a été tout aussi pénible ce matin. Il m'a fallu près d'une heure avant d'être fin prêt à embarquer dans le kayak. Une fois en route, j'ai suivi la rive nord tout en me servant de la marée descendante. Ce qui m'avait pris près de six jours à faire en marchant sur le Sentier des Caps, voilà déjà quelques années, m'a pris deux heures en kayak.

Un peu avant l'île aux Coudres, je me suis retrouvé dans un banc de brouillard dans lequel j'ai dû naviguer avec mon GPS. Phénomène étrange, plus je me rapprochais de la rive, plus il se formait de curieuses vagues. J'ai constaté que ces dernières étaient produites par la rivière du Gouffre. J'ai appris par la suite, en jasant avec mon oncle Rémy, que ce phénomène ne datait pas d'hier. En effet, la rivière porte bien son nom puisque plusieurs accidents de navigation ont eu lieu près de son embouchure. Plus à l'est se trouve le cap aux Corbeaux, endroit appelé ainsi parce qu'on y retrouvait à l'occasion les corps des naufragés échoués à ses pieds et la présence des corbeaux. Mon oncle est une source d'information intarissable. Il faut dire aussi qu'il habite à La Malbaie depuis plusieurs années.

Entre l'île aux Coudres et la rive nord, j'ai atteint des pointes de vitesse de 18 km/hre grâce aux forts courants créés par le retrait de la marée. Il faut y naviguer prudemment car un traversier y effectue la navette entre l'île et la terre ferme. Au moment d'y passer, il y avait deux cargos qui se trouvaient également dans le chenal.

L'effet de la marée descendante atténué, j'ai dû commencer à travailler plus fort et la fatigue me gagnait graduellement. J'ai observé des bélugas à une distance de 20 mètres. Lorsqu'on rencontre les mammifères marins, on ne doit pas s'en approcher pour ne pas les déranger. C'est une règle. Cet après-midi, ils sont venus dans ma direction. J'ai dû arrêter de pagayer et ils sont passés très près de moi. Cela couronnait bien ma journée de 70 km.
Ma destination étant St-Irénée, j'y étais presque arrivé. J'ai mis le cap sur la rive, une belle plage de pierres rondes. Quelle belle surprise que d'y retrouver mes deux oncles, Pierre et Rémy, ainsi que tante Corinne et mes cousines Annalise et MaryAnne. Ce fut un très beau moment de la journée, j'avais besoin de cela.

Le voyage tire à sa fin. Encore probablement 2 ou 3 jours et je serai rendu aux Bergeronnes.

Nous avons progressé aujourd'hui vers notre objectif de 7 500 $. Nous sommes à 6 775 $. Fantastique! Il ne faut pas s'arrêter là. Faites votre don maintenant et prenez part à ce succès collectif!

Je vous invite à faire un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.


Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)

Jour 9: Pas facile de sortir de l'eau (Suite)

Voici un court vidéo que Louis-Piérick nous a fait parvenir à propos de ses difficultés à sortir son kayak de l'eau et le mettre en lieu sûr. Il m'a précisé qu'il avait très bien dormi malgré les nombreuses dénivellations du terrain.

Yvan Guay

Autres images du départ de Gatineau

Voici une coupure de presse incluant une courte vidéo couvrant mon départ du 21 mai dernier. Merci à l'équipe de l'INFO 07 de Gatineau pour la couverture médiatique. Grâce à des équipes comme la leur, je peux sensibiliser les gens et faire progresser la recherche sur le cancer.

Lisez l'article de Daniel LeBlanc d'INFO 07 de Gatineau

Merci!

Louis-Piérick

Faites partie de cet effort collectif en faisant un don par le biais de mon site personnel de la Société canadienne du cancer.


Ma dernière position sur la carte Novicom

Le Cégep de l'Outaouais et mon initiative

Voici un article paru sur le site Internet du Cégep de l'Outaouais. Ça fait chaud au coeur de constater que ton école t'appuie dans tes initiatives.

Merci aux gens du Cégep de l'Outaouais pour vos encouragements.

Lien vers le site du Cégep de l'Outaouais

Autre lien intéressant (Le kayak de mer dans le nouveau monde) m'appuyant dans le projet "À la rencontre des baleines...pour vaincre le cancer".

À plus tard

Louis-Piérick

vendredi 29 mai 2009

Jour 9: Pas facile de sortir de l'eau




Avant de dire au revoir à Québec, j'ai pris cette photo du château Frontenac. La marée était haute et à son point mort. Alors tout en pagayant doucement vers l'Île d'Orléans, je me suis positionné dans le passage nord pour être fin prêt à la marée descendante. Il s'est arrêté de pleuvoir en fin d'après-midi et la brume limitait la visibilité à tout au plus 300 m.

Après avoir descendu tout le passage au nord de l'île, je suis passé devant le magnifique cap Tourmente. Déjà, la marée était basse et recommençait à monter. Je devais trouver mon site de campement pour la prochaine nuit. Passé le cap Tourmente, le rivage, longé par une voie ferrrée, est en général assez abrupt. Les endroits où on peut sortir un kayak de près de 150 livres sont peu nombreux. J'ai dû pousser ma recherche assez loin avant de trouver un plan incliné d'une trentaine de mètres qui allait me permettre de monter mon kayak sur le rivage avec mon chariot. En enlevant les bagages les plus lourds, j'ai finalement pu monter le kayak à un endroit à l'abri de la marée haute. Il était temps car je commençais à penser que j'allais devoir revenir vers Québec avec la marée pour me camper à l'Île d'Orléans. Pagayer contre la marée avec une vitesse nette de 4 km/hre n'était plus trop rentable à la tombée de la nuit.

Au moment de communiquer ces informations à mon père, j'ai l'estomac qui commence à me gargouiller drôlement. Mais avant tout, je dois trouver un endroit sur ce terrain rocheux où piquer ma tente. Les surfaces planes sont rares et il pleut à boire debout.

Pour éviter cette problématique, j'ai l'intention de me rendre à la plage de St-Irénée pour y dormir demain soir. La marée étant haute à 11 h 00, ma journée ne commencera pas avant cette heure.

À demain

Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)


Continuez à parler du projet dans votre entourage. Nous devons atteindre notre objectif de 7 500 $.

Pour faire un don, rendez-vous à mon site personnel de la Société canadienne du cancer.

Ma dernière position sur la carte Novicom.

Des gens sympatiques de Québec






















De haut en bas:
1)M. Jacques Roy, commodore du Yatch-Club de Québec
2)Louis-Piérick au quai du Yatch-Club de Québec
3)Entrevue avec la journaliste du Journal de Lévis
4)Louis-Piérick et ses deux grands-mères, Simone et Florence
5) Huguette Fournier, Réjean Daigneault, Société canadienne du cancer (Coordonnateur région Québec/Chaudière/Appalaches), Jeannine Simard, Louis-Piérick, André Lagueux (kayakiste), Simone Tanguay et Cécile Talbot (bénévoles)
6)Huguette Fournier, Jeannine Simard, Simone Tanguay et Cécile Talbot (bénévoles)

Entrevue à la télé de Radio-Canada

Ma journée a débuté très tôt ce matin. Une entrevue à la radio de Radio-Canada et une autre avec la télé de Radio-Canada. Voici l'entrevue réalisée avec M. Jean-François Poudrier, journaliste à la télé de Radio-Canada de la région de Québec.

Photo du jour dans le journal Le Soleil de Québec

Bon visionnement!

Louis-Piérick Guay (préparé par Yvan Guay)

Reportage au téléjournal de 18h00 de Radio-Canada

jeudi 28 mai 2009

Jour 8 : Ça fait du bien de voir du monde!

Je suis enfin passé sous le pont de Québec. De ce lieu symbolique, je me suis rendu à mon premier rendez-vous, soit à la marina de la Chaudière où m'attendait un beau comité d'accueil. J'ai pu retrouver la civilisation, mes grands-mères, ma tante, des organisateurs, supporteurs et un journaliste du journal local.


De là, j'ai pagayé jusqu'à la marina de Sillery avec M. Lagueux, un kayakiste de la région. Ces marques d'attention de tous ces gens m'encouragent et m'énergisent.


À la marina de Sillery, j'ai été accueilli par le commodore de la marina avec qui j'ai discuté des particularités du fleuve St-Laurent indiquées sur des cartes marines. On m'a gracieusement offert un bon repas. J'ai arrêté mon choix sur le club-sandwich. Mon premier vrai repas depuis une semaine. Miam! Miam! À nouveau, oncles, tantes, cousins et cousines (pas les mêmes) étaient là pour m'accueillir et m'encourager. Comme vous pouvez le constater, j'ai de bonnes racines dans la région de Québec. Le journal Le Soleil de Québec est venu immortaliser ce moment.


Pour passer la nuit, j'ai dû retourner sur la rive sud, contre une marée montante, plus précisément à la Marina parc nautique Levy Inc. où mon kayak passera la nuit pendant que moi j'en profiterai pour prendre une douche chez grand-maman Simone. Je crois que tous vont l'apprécier... Je ferai le plein d'énergie pour mes appareils électroniques afin de vous faire parvenir photos et vidéos.


Vraiment, cette journée, si modeste qu'elle ait été en kilométrage, m'aura permis de connaître de nouvelles personnes qui m'ont grandement revigoré. Revoir la famille m'a fait également un très grand bien.


Demain, la journée commence avec une entrevue avec M. Therrien, journaliste des sports à la radio de Radio-Canada, suivie d'un reportage pour la télé de Radio-Canada, s'il n'y a pas un volcan d'actualités qui m'empêche de m'accaparer un petit temps d'antenne.


La journée sera difficile car la pluie et le vent de l'est seront au rendez-vous. Comme c'est le cas pour les personnes atteintes d'un cancer, il y a des journées plus difficiles que d'autres.


Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)


Continuez de m'encourager en faisant un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.


Ma dernière position sur la carte Novicom.

Souvenirs de Montréal

































Merci John et Marcel pour ces photos.
Louis-Piérick

Enfin, Québec!




Me voilà rendu à Québec, une étape très symbolique pour moi. J'ai hâte de voir les gens ce soir, dont mes deux grands-mères, cousins, cousines et amis. Il y aura aussi les gens de la Société canadienne du cancer de la région de Québec qui ont travaillé fort à l'organisation de rencontres, M. Réjean Daigneault, M. Georges-Étienne Noël et M. Jean-Claude Nadeau. Un gros merci à tous ces gens qui me soutiennent dans le cadre de mon projet.

Écoutez l'entrevue avec Carl Bernier de Bernier et Cie enregistrée ce matin à la radio de Radio-Canada.

Faites un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.


À +

Louis-Piérick

mercredi 27 mai 2009

Rendez-vous dans la région de Québec


Louis-Piérick arrivera à Québec le jeudi 28 mai en fin de journée pour une brève pause. Gens de la région de Québec, vous êtes tous et toutes invités à venir le rencontrer et jaser avec lui. Louis-Piérick se fera un plaisir de vous serrer la main et de partager avec vous les meilleurs moments de son expédition en kayak entre Gatineau et Les Bergeronnes.

Plusieurs points de rencontre sont prévus à l'horaire. Les voici :

Marina de la Chaudière (à l'embouchure de la rivière Chaudière) : 17 h, 28 mai

Marina de Sillery : 19 h, 28 mai

Marina Parc Nautique Levy (Marina de Lévis) : 20 h 30, 28 mai
Au plaisir de vous y rencontrer.

Encouragez-le en faisant un don par le biais de son site à la Société canadienne du cancer.
Nous avons atteint presque 6 000 $; l'objecif est de 7 500 $.
Donner, c'est faire progresser la recherche sur le cancer et soutenir les gens aux prises avec cette terrible maladie.
Yvan Guay (père) pour Louis-Piérick

Jour 7 - Une journée de misère

Je me suis levé ce matin et il ventait. Le vent avait transformé la mer d'huile d'hier soir en une mer houleuse, irrégulière et composée de vagues déferlantes de 1,5 m. J'ai dû me trouver un endroit moins agité pour mettre le kayak à l'eau. Avec un vent de face soufflant à 20 km/hre, je n'avançais qu'à 5 km/hre. Deux heures à pagayer pour ne franchir que quelques kilomètres. J'étais vraiment déçu. Je me suis reposé un peu et suis reparti en début d'après-midi. Les conditions étaient semblables. Je désirais me rapprocher le plus possible de Québec car demain, jeudi, les conditions seront encore plus difficiles.

Ayant atteint la distance de Québec désirée, je me suis mis à chercher un endroit pour piquer ma tente. Les falaises de la rive sud ne m'ont pas donné de chance et les endroits possibles étaient occupés par des chalets décorés de grosses pancartes "Propriété privée".


J'ai dû me résigner à traverser le fleuve vers la rive nord pour enfin trouver une petite plage de sable après plusieurs inspections de sites. Je me suis installé, j'ai pris la photo que vous voyez, raconté ma journée à mon père, il est 22 h 00 et je n'ai pas encore soupé.


La température s'annonce très moche pour demain : vent et pluie en soirée. Trois rendez-vous de prévu dans des marinas en soirée. Espérons que les gens accepteront de se déplacer sous la pluie pour venir me rencontrer. Je sens que j'ai besoin d'énergie, de chaleur humaine.


Aujourd'hui aura été une journée froide, de frustrations et d'efforts inversement proportionnels aux résultats obtenus, un petit 35 km.


C'est sûr qu'il y en a des pires que moi. J'essaie de m'encourager en pensant à eux...


Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)

Qu'est-ce qu'on mange? - Partie 3







Je vous ai parlé des barres tendres que j'ai préparées moi-même ce printemps. Elles ont été scellées et congelées en attendant mon départ. Je vous donne le lien du site Internet sur lequel j'ai trouvé plusieurs recettes. Je me suis procuré les ingrédients chez notre Métro Plus Marché Leblanc. Vous pouvez voir les résultats obtenus sur les photos ci-jointes.
Partie 3 - Ne jamais manquer d'eau
Saviez-vous que si votre corps n'est en manque d'eau que de 1%, vous diminuez aussitôt vos capacités physiques de 20%? Vous avez donc intérêt à ne pas attendre d'avoir soif pour boire car le mal sera déjà fait. Pour ma part, je n'ai rien à craindre. Je suis équipé d'une poche d'eau de 3 litres sur mon pont et d'une seconde (contenant du Gatorade dilué légèrement pour remplacer mes sels et minéraux perdus par la transpiration) de 2 litres fixée dans mon dos, toutes deux connectées à un long tuyau me servant de paille.
Pour refaire mes réserves d'eau en cours de route, j'ai repéré sur des cartes puis enregistré sur mon GPS les coordonnées de plus de 150 cours d'eau douce que je ne jugeais pas trop pollués. J'ai cependant comme double précaution mon filtre à eau qui est actionné par une petite pompe manuelle. Ce filtre au charbon retire les particules solides comme les produits toxiques. Cependant, les capacités de mon filtre sont limitées, c'est pourquoi lorsque je traverserai les secteurs plus pollués, je transporterai avec moi une réserve d'eau supplémentaire de 11 litres pour rester le plus autonome possible.

Louis-Piérick
Prenez part à ce défi collectif! L'objectif est de 7 500 $. Faites un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.
Ma dernière position sur la carte Novicom.

mardi 26 mai 2009

Jour 6: Les effets de la marée


À partir de Trois-Rivières les marées se font sentir. C'est mon intention d'utiliser celles-ci afin de gagner de la vitesse. En effet, en partant avec la marée lorsqu'elle commence à descendre, je peux presque doubler ma vitesse. Comme vous pouvez le constater sur la vidéo ci-dessous, sans pagayer j'avais une vitesse de 11,5 km/hre.

Par contre, une fois cette force motrice utilisée, je me retrouve à marée basse, donc très loin de mon site de camping situé en lieu sûr sur la rive sèche. Je dois donc utiliser un petit chariot sur lequel je positionne le kayak. Je peux ainsi tirer mon kayak jusqu'à la terre ferme. Voir la photo.

La journée s'est bien passée, rien de particulier à signaler, à part la température très froide de ce matin. Le fleuve était calme. J'ai pu m'amuser dans les vagues de trois cargos que j'ai croisés. Je dois ralentir la cadence pour être présent à des rencontres à l'horaire : Radio-Canada Télé demain et trois rencontres à des marinas de la région de Québec.

Surprise ce soir! Mon oncle Christophe est venu me rendre visite avec un copain en kayak. Christophe nous a grandement aidés, mon père et moi, dans les préparatifs de ce projet. Un gros merci, tonton Christophe.

Louis-Piérick (compte rendu préparé par Yvan Guay)

Dernière position sur la carte Novicom.

N'oubliez pas de parler du projet à vos amis et encouragez-les à faire un don par le biais de mon site à la Société canadienne du cancer.

Merci pour vos commentaires!

Mon père me lit les commentaires que vous me laissez sur mon site. J'aime les entendre en fin de journée. Ça me permet de rester en contact avec vous.

Voici une petite vidéo que j'ai tournée aujourd'hui. Louis-Piérick


Qu'est-ce qu'on mange? - Partie 2




Voici la suite de l'information portant sur la diète de notre aventurier Louis-Piérick. C'est lui-même qui a préparé cette information avant son départ.

Partie 2 - Sucres rapides et sucres lents

L'idée de ne manger que des collations en cours de route nous est venue, à moi et à mon père, lors de la Traversée de Charlevoix, une expédition de ski hors piste de 6 jours durant laquelle le mercure n'a jamais daigné s'élever au-dessus de -40 degrés Celsius. Lors de nos excursions de ski, nous apportons à présent avec nous beaucoup de noix d'acajou, noix diverses, amandes, saucissons séchés, etc. Ce régime est riche en lipides (gras), ce qui est idéal pour permettre à notre corps de résister au froid.

Pour mon expédition qui doit se dérouler en été, j'ai donc dû ajuster mon alimentation à mes nouveaux besoins. J'ai concentré mon alimentation sur les glucides, soit des sucres. Les glucides sont la meilleure source d'énergie pour les activités physiques intenses. Cette famille se divise en sucres rapides, sucres raffinés et sucres lents. Mes barres tendres sont donc constituées de sucres rapides comme le miel (environ 10 livres réparties sur 20 jours de vivres) et des fruits séchés, soit une source de sucre qui agit rapidement sur l'organisme mais qui dure aussi assez longtemps, contrairement aux sucres raffinés comme le chocolat au lait et le sucre en poudre qui eux, après consommation, entraînent une baisse d'énergie. Finalement, mon souper sera constitué de pâtes, soit des sucres lents, qui prendront plus de temps à être assimilés par mon système, mais qui renouvelleront mes réserves d'énergie pour le lendemain.
Ajout de dernière heure
J'ai reçu une question aujourd'hui concernant la protection de ma nourriture pendant la nuit. Pour l'instant, je la laisse dans mon kayak dans un compartiment fermé par un couvercle de caoutchouc. Jusqu'à présent, je n'ai pas eu de visiteurs. Espérons qu'il en restera ainsi jusqu'à la fin...

Louis-Piérick

Ma nouvelle position sur la carte Novicom.